Un village médiéval au cœur du Périgord Noir

Architecture

Patrimoine Architectural

Caractéristiques et particularités

L’abbatiale actuelle, classée monument historique en 1923, et dont il est difficile de dater la construction, pourrait avoir élevée sur les ruines d’une église plus ancienne au XIIIème siècle.  Elle est construite sur un coteau et en suit un peu le mouvement. On y pénètre par un imposant escalier. Aux cours des siècles et suite aux différents destructions et pillages qu’elle a du subir, elle a été plusieurs fois restaurée.

Riche en mobilier du XVIIème et XVIIIème siècle, on peut y admirer  les 32 stalles de chœur destinées aux moines du Prieuré, un autel en marbre polychromé, deux belles statues en bois représentant, croit-on, Saint Cyprien et Saint Augustin et une chaire en élégante boiserie sculptée, ornée des quatre évangiles avec leurs attributs. L’Eglise conserve dans l’une de ses quatre chapelles, le cœur de Monseigneur Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, né au château de la Roque, tout proche.

A l’entrée de l’église, sur une tribune est placé l’orgue. Très ancien, son buffet date du XVIIème siècle. De style Louis XIII, il est « en beau bois de noyer, avec une couronne de colonnettes sommées d’élégants pots à feu ». Il fut restauré et étoffé à partir de 1980 par un facteur d’orgue espagnol réputé, et de célèbres organistes l’utilisent lors de concerts d’été.

Le clocher possède plusieurs niveaux dont la sacristie au rez-de-chaussée, la chambre de la pendule, la chambre des cloches et le chemin de ronde. Les cloches ont été fondues plusieurs fois,  en 1788, puis en 1850 et 1951 et enfin en 1963 ;  
 

Le bâtiment qui sert de presbytère est une ancienne maison noble du XIIIème et XIVème, qui a appartenu, par héritage de la famille Lavergne de Marqueyssac, au Comte et à la Comtesse de Fleurieu, et que la commune a acquis en 1875 pour abriter la Mairie, le presbytère et la justice de Paix. On peut y admirer des fenêtres renaissance.

On y trouve aussi une chartreuse du XVIIIème rue du Terme, une maison à colombages rue de la Justice de Paix, des maisons à pignons gothiques, de belles demeures à blason sculpté au dessus des portes, des porches voutés, souvenirs d’ancienne échoppes, et les vestiges des anciens remparts.

La Halle, vieille de plusieurs siècles, a subi de nombreuses transformations puisqu’elle était déjà en mauvais état en 1762.

Sources : AD 24 – Périgueux /Archives de la Mairie/Bulletins municipaux/Bulletins de la SHAP/Semaine religieuse de Périgueux/A.Sadouillet-Perrin/ journal »Esprit de pays »/

Les monuments historiques

Château de Fages

sa construction remonte 12ème siècle, mais il fut reconstruit aux 15ème et 16ème  siècles. La chapelle et les ruines du château sont inscrites sur la liste des Monuments Historiques par arrêté du 13 avril 1993. Le pavillon Renaissance est classé par arrêté du 9 septembre 1965. Il appartient à une personne privée.

 

Eglise de Saint-Cyprien

Classée Monument Historique par arrêté du 22 mars 1923. Elle appartient à la Commune.

             

Le presbytère

Les façades et les toitures sont inscrits par arrêté du 16 juin 1965. Il appartient à la Commune.

                     

 

Le château De Beaumont

Aussi appelé Hôtel ou Maison : construit au XIXème et modifié début XXème, il est inscrit par arrêté du 22 aout 1949. La totalité du parc avec sa pièce d’eau et ses terrasses sont inscrits par arrêté du 20 décembre 2002. Il appartient à une personne privée.

 

Patrimoine Naturel

Un patrimoine naturel riche et préservé

 

La Commune de Saint-Cyprien s'inscrit dans un territoire rural à la fois marqué par l'emprise de l'homme et par son patrimoine naturel.

Elle se partage en deux grands espaces.

    A l'extrême sud, la plaine alluvionnaire de la vallée de la Dordogne et ses paysages agricoles ouverts.
    sur 75% de la commune est composé de collines et de coteaux, découpés par l'érosion des petites rivières ou petits rus. Ces paysages sont caractéristiques du Causse vert. Aussi, en limite de vallées, il n'est pas rare qu'apparaissent de petits escarpements rocheux témoins d'une érosion "Karstique", phénomène très répandu en Périgord Noir.
    La forêt, essentiellement composée de chênes et châtaigniers, domine sur ces espaces parfois fractionnés par des zones de cultures, de prairies, de vergers (essentiellement des noyeraies) et de vignes (avec le retour d'un domaine viticole sur la commune).

La richesse de ces paysages et de son patrimoine naturel fait que de nombreux espaces de la commune disposent de mesures de protection et de conservation.

 

 

 

LES MESURES DE PROTECTION

La rivière Dordogne est protégée par un Arrêté Préfectoral de Protection de biotope sur sa partie comprise entre Cazoules et Saint-Pierre-D'eyraud. Il vise à protéger le biotope des espèces protégées telles que le saumon, la grande alose, l'alose feinte, la lamproie fluviatile et la lamproie marine. Ainsi, il règlemente l'agriculture, l'industrie, les travaux et ouvrage qui ont un impact sur le lit et les berges de la rivière Dordogne.

Au delà de cet arrêté, l'ensemble du bassin versant de la Dordogne est classé Réserve de Biosphère par l'UNESCO. Elle est devenu pour l'occasion la plus vaste réserve de France et la première au monde à englober un bassin versant de rivière dans son intégralité.

Ce territoire contribuant au maintien de la biodiversité, il appartient également au réseau européen NATURA 2000 : Directive habitat/faune flore sur la Dordogne et Directive habitat/faune flore sur les coteaux de la vallée de la Dordogne

LES ZNIEFF

Sous cette abréviation se cache un inventaires des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) lancé en 1982. Il s'agit d'un inventaire scientifique national d'éléments rares ou menacés.
L'objectif est d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation.

Elles interviennent dans le cadre de la Directive Habitat qui est une directive européene de conservation des habitats naturels ainsi que des espèces de la faune et de la flore sauvages.

Les ZNIEFF sont des éléments établis à partir de critères qui relatent la présence, dans un périmètre défini, d'espèces déterminantes et/ou de milieux.

Par ailleurs, les inventaires ZNIEFF signalent souvent la présence d'espèces protégées en application des articles L.411-1 à L. 411-6 du Code de l'Environnement, qui prévoient, en particulier, l'interdiction de destruction des individus ainsi que l'interdiction de destruction ou d'altération des milieux particuliers à ces espèces animales ou végétales protégées.

On distingue 2 types de ZNIEFF dont les deux sont présentes sur la commune de Saint-Cyprien :

        une ZNIEFF 1 "les côteaux calcaires de la Vallée de la Dordogne" correspondant à une protection des habitats naturel :
    Les ZNIEFF de type 1 sont des sites identifiés et délimités parce qu'ils contiennent des espèces ou au moins un type d'habitat naturel de grande valeur écologique, locale, régionale, nationale ou européenne. Les habitats et/ou espèces signalées par la ZNIEFF font souvent, mais pas nécessairement, l'objet d'une protection à l'un de ces échelons.
        une ZNIEFF 2 "Dordogne" correspondant à une zone spéciale de conservation des habitats naturel :
    Les ZNIEFF de type 2 concernent des ensembles naturels, riches et peu modifiés avec des potentialités biologiques importantes. Elles peuvent inclure plusieurs zones de type 1 ponctuelles et des milieux intermédiaires de valeur moindre mais possédant un rôle fonctionnel et une cohérence écologique et paysagère

Le Projet "Grand Site - Vallée Vézère"

 

 

Le bassin versant de la Vézère déborde sur la partie nord de la commune de Saint-Cyprien.

Ainsi la commune se trouve dans le périmètre du territoire du projet "Grand Site - Vallée de la Vézère".

Située au cœur du Périgord Noir (Dordogne), la vallée de la Vézère vient d'être officiellement classée par décret ministériel du 11 décembre 2015.
Le classement vient protéger et reconnaître le patrimoine exceptionnel de la vallée de la Vézère avec ses paysages de falaises au pied desquels coule la Vézère. Ce site présente de multiples traces d’occupation préhistorique (grottes, habitats troglodytiques…) mais également de nombreux édifices plus récents qui participent à l'attractivité de la vallée (châteaux, églises…) et témoignent de l'intérêt historique du site. La vallée de la Vézère est par ailleurs inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour 15 de ses grottes et gisements préhistoriques (dont la célèbre grotte de Lascaux). L'abondance de sites archéologiques dans la vallée et leur parfaite conservation ont permis le développement de la science préhistorique qui justifie l'intérêt scientifique de ce classement. Au delà de l'importante composante préhistorique et historique, l'ensemble présente un véritable intérêt pittoresque et naturel. Les paysages ruraux de la vallée, entre coteaux et vallées, forment un écrin particulière­ment soigné, dominé par les méandres et les falaises, symboles de cette relation entre un territoire et son occupation humaine ancestrale. La richesse des milieux naturels de la vallée (coteaux calcaires, végétation méditerranéenne, zones humides) en font un site remarquable.

Le périmètre protégé comprend la vallée de la Vézère et de sa confluence avec les Beunes, la Ferrassie et la grotte de Rouffignac et s'étend sur 20 communes, pour une surface de 11 500ha (un projet de site inscrit plus vaste, ayant une fonction de zone tampon pour le site classé, est actuellement en cours de validation). Ce classement s'inscrit dans un projet territorial portant sur 37 communes, engagé depuis 2009 et impliquant les collectivités et acteurs locaux. Cette démarche est une étape vers le label Grand Site de France dont le principal enjeu consiste à « Donner un paysage à la préhistoire », afin de révéler les falaises emblématiques du site, aujourd'hui cachées par un épais manteau végétal. C’est dans ce contexte qu’un important travail de concertation a été engagé avec le monde agricole, la DREAL et le Grand Site en projet, pour arriver à un classement qui protège le territoire sans limiter le développement local.

Sources : https://www.projet-grand-site-vallee-vezere.fr/ et http://www.grandsitedefrance.com/component/content/article/18-les-sites-membres/362-vallee-de-la-vezere.html